« La police » ou « le parquet » m'appelle : l'arnaque au faux agent
Un appel ou un message vocal se présente comme la Police fédérale, Europol, le parquet ou un tribunal et parle d'un mandat d'arrêt ou d'une plainte contre vous. Comment reconnaître le faux agent, que faire pendant l'appel et où porter plainte.
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« La police » ou « le parquet » m'appelle : l'arnaque au faux agent
« Ici la Police fédérale. Votre numéro national est lié à une affaire de blanchiment. Appuyez sur 1 pour parler à un agent. » Ou bien un homme au ton sec qui se présente comme inspecteur, officier d'Europol ou greffier d'un tribunal et vous annonce un mandat d'arrêt, une amende ou une enquête. Le but est toujours le même : vous faire peur pour obtenir de l'argent, vos codes bancaires ou vos données personnelles. En Belgique, aucun service de police ni aucun tribunal ne vous demande de payer ou de donner vos codes par téléphone.
Comment fonctionne l'arnaque au faux policier ou au faux tribunal ?
Il en existe plusieurs variantes :
- Le message vocal automatique : un enregistrement annonce une procédure contre vous et vous invite à taper une touche. Vous tombez alors sur un « agent ».
- Le faux enquêteur bancaire : on vous explique que des criminels utilisent votre compte, et qu'il faut « sécuriser » votre argent en le virant vers un compte « protégé » ou en remettant vos cartes à un collègue qui passera chez vous.
- La fausse convocation : une prétendue plainte pour un délit (souvent à caractère sexuel ou financier) vous est reprochée, avec une « transaction » à payer pour éviter les poursuites.
- Le faux huissier ou faux greffier : une dette ou une condamnation imaginaire, à régler immédiatement.
Le numéro affiché peut ressembler à celui d'un commissariat ou commencer par +32 : l'usurpation de numéro (spoofing) existe, même si l'IBPT a imposé aux opérateurs des mesures pour la limiter.
Comment savoir que l'appel est faux ?
- On vous demande de l'argent, des cartes cadeaux, des cryptomonnaies ou un virement vers un « compte sécurisé ».
- On vous demande vos codes bancaires, une confirmation itsme ou un code reçu par SMS.
- On vous interdit de raccrocher ou d'en parler à qui que ce soit.
- On vous menace d'une arrestation immédiate si vous ne coopérez pas.
- On vous propose qu'un « agent » vienne chercher vos cartes, vos bijoux ou de l'argent liquide.
Une vraie convocation de la police ou une vraie décision de justice arrive par courrier ou par un canal officiel, et vous pouvez toujours la vérifier vous-même.
Que faire si l'on m'appelle en ce moment ?
- Raccrochez. Vous n'avez aucune obligation de rester en ligne.
- Ne donnez aucune information : ni numéro national, ni données bancaires, ni code.
- Vérifiez par vous-même en appelant votre zone de police locale à son numéro officiel (trouvé par vos propres moyens) ou le 101. En cas de danger immédiat, faites le 112.
- N'ouvrez pas la porte à un prétendu agent venu chercher vos cartes ou de l'argent, et appelez le 101.
- Signalez le numéro dans l'annuaire des numéros spam.
Et si j'ai déjà payé ou donné mes données ?
- Appelez votre banque immédiatement au numéro au dos de votre carte ou dans son appli pour bloquer les opérations et tenter de récupérer les fonds.
- Faites bloquer vos cartes via Cardstop au 078 170 170 si vous en avez communiqué les données ou remis une carte.
- Si vous avez donné une copie de votre carte d'identité ou votre numéro national, signalez-le lors de votre plainte : ces données peuvent servir à des fraudes ultérieures. En cas de perte ou de vol de votre carte d'identité, faites-la déclarer et bloquer via DOC STOP au 00800 2123 2123.
- Changez vos mots de passe si vous avez donné accès à un compte en ligne.
Où porter plainte ?
Dans votre zone de police locale, avec le numéro appelant, l'heure de l'appel, les noms et matricules donnés par l'escroc et toute preuve de paiement. Transférez aussi les e-mails ou SMS liés à l'arnaque à Safeonweb, à l'adresse [email protected]. Usurper la qualité de policier est en soi une infraction ; votre plainte aide à recouper les dossiers.
Questions fréquentes
Ils connaissaient mon nom et mon adresse : est-ce donc officiel ? Non. Ces données circulent après des fuites ou sont trouvées en ligne. Elles servent justement à rendre l'appel crédible.
Et si j'ai vraiment une amende impayée ? Elle vous sera notifiée par courrier, avec les références de paiement. Vous pouvez la vérifier vous-même par les canaux officiels, jamais via l'appelant.
La police peut-elle m'appeler ? Oui, dans le cadre d'une enquête réelle, par exemple pour fixer un rendez-vous. Mais elle ne vous demande jamais de payer, de déplacer votre argent ou de communiquer vos codes.
En résumé
Un « policier » qui réclame de l'argent ou vos codes par téléphone est un escroc. Raccrochez, vérifiez via le 101 ou votre zone de police, prévenez votre banque si vous avez payé et portez plainte. Signalez le numéro sur NoCall pour que d'autres le reconnaissent.
Sources et vérification
Vérifié:
- Arrêté royal relatif au spoofing | IBPT
- Fraudes dans les télécoms | IBPT
- Cardstop | Bloquer une carte bancaire
La numérotation, les outils des opérateurs et les procédures de signalement peuvent changer. Vérifiez les démarches sensibles auprès de l’autorité officielle indiquée en lien.
Détails de l'article
Contenu éditorial révisé par NoCall avec un contexte pratique pour repérer les appels et messages suspects.
Vous avez reçu un appel suspect ?
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Recherchez un numéro de téléphone ou un nom d'entreprise (Engie, Proximus et Orange...) pour vérifier s'il a été signalé comme spam.

