Offre d'emploi sur WhatsApp ou Telegram : l'arnaque aux « tâches »
« Gagnez 100 à 300 euros par jour depuis chez vous en aimant des vidéos ou en notant des hôtels. » Ces offres d'emploi reçues sur WhatsApp ou Telegram sont des arnaques. Comment elles fonctionnent, quels signaux repérer et que faire si vous avez déjà payé.
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Offre d'emploi sur WhatsApp ou Telegram : l'arnaque aux « tâches »
« Bonjour, je suis recruteuse pour une agence. Nous cherchons des personnes pour un travail flexible depuis chez soi : 100 à 300 euros par jour, seulement quelques minutes. » Vous n'avez postulé nulle part, et pourtant le message arrive sur WhatsApp, parfois avec le nom d'une agence d'intérim connue ou d'une grande plateforme. C'est le début de l'arnaque aux « tâches » : on vous paie d'abord de petites sommes pour gagner votre confiance, puis on vous fait verser de l'argent que vous ne reverrez jamais.
Comment fonctionne l'arnaque aux « tâches » ?
- Le premier contact. Un message d'un numéro inconnu, souvent étranger, avec une offre trop belle : horaires libres, aucune expérience, paiement journalier.
- Des tâches simples. Aimer des vidéos, noter des hôtels ou des applis, s'abonner à des chaînes. On vous transfère sur Telegram, dans un « groupe de travail » rempli de faux collègues enthousiastes.
- Les premiers gains. Quelques euros arrivent vraiment sur votre compte. C'est l'appât.
- Les « tâches payantes ». Pour débloquer des missions mieux rémunérées, il faut « recharger » votre compte sur une plateforme, souvent en cryptomonnaies. Le solde affiché grimpe, mais il est fictif.
- Le blocage. Pour retirer vos gains, il faut payer des « frais », une « taxe » ou « rattraper une erreur ». Plus vous payez, plus on vous en demande.
Une variante vous propose de « recevoir des paiements » sur votre compte et de les transférer ailleurs : vous devenez alors, sans le savoir, une mule financière, ce qui peut avoir des conséquences pénales.
Quels sont les signaux d'alerte ?
- Une offre d'emploi que vous n'avez jamais sollicitée, envoyée par WhatsApp ou SMS.
- Un salaire élevé pour presque aucun effort.
- Aucun contrat, aucun entretien, aucune adresse vérifiable.
- Le passage rapide vers Telegram ou une appli inconnue.
- Une demande de payer pour pouvoir travailler ou pour retirer vos gains.
- Une demande d'utiliser votre compte bancaire pour faire transiter de l'argent.
Un vrai employeur ne vous demande jamais d'argent. En Belgique, un emploi salarié passe par un contrat, une déclaration Dimona et une fiche de paie.
Que faire si l'on vient de m'écrire ?
- Ne répondez pas ou coupez court.
- Ne cliquez sur aucun lien et n'installez aucune application.
- Vérifiez l'entreprise par vous-même : site officiel, numéro trouvé indépendamment. Les vraies offres sont publiées sur les sites des entreprises et des services régionaux de l'emploi (Actiris, Le Forem, VDAB).
- Bloquez et signalez le numéro dans WhatsApp ou Telegram, puis dans l'annuaire des numéros spam.
- Signalez l'arnaque au SPF Économie via ConsumerConnect.
Et si j'ai déjà payé ou envoyé mes données ?
- Arrêtez immédiatement de payer. Aucun versement supplémentaire ne débloquera vos « gains ».
- Contactez votre banque au numéro figurant au dos de votre carte pour signaler la fraude et tenter de bloquer les fonds.
- Si vous avez reçu de l'argent à transférer, ne le transférez pas et prévenez votre banque : c'est elle qui doit le traiter.
- Si vous avez envoyé une copie de votre carte d'identité, mentionnez-le dans votre plainte et soyez vigilant face aux demandes de crédit ou d'ouverture de comptes à votre nom.
- Méfiez-vous des « récupérateurs de fonds » qui vous contacteront ensuite en promettant de récupérer votre argent contre paiement : c'est une deuxième arnaque. La FSMA publie des mises en garde contre ce type de sociétés.
Où porter plainte ?
Dans votre zone de police locale, avec les captures des conversations, les numéros, les noms des plateformes, les adresses de portefeuilles crypto et les preuves de paiement. Transférez aussi les messages suspects à Safeonweb, à l'adresse [email protected].
Questions fréquentes
On m'a vraiment versé de l'argent : est-ce donc sérieux ? Non. Les premiers gains sont un investissement de l'escroc pour vous mettre en confiance.
Pourquoi utilisent-ils le nom d'une vraie agence ? Pour paraître crédibles. Les agences connues publient régulièrement des avertissements contre ces usurpations.
Puis-je être poursuivi si j'ai transféré de l'argent pour eux ? Servir de mule financière est une infraction. Si c'est votre cas, prévenez votre banque et la police sans attendre et expliquez comment vous avez été recruté.
En résumé
Un travail qui vous demande de payer n'est pas un travail. Ignorez les offres reçues sur WhatsApp ou Telegram, ne versez jamais d'argent pour « débloquer » des gains, et signalez les numéros sur NoCall.
Sources et vérification
Vérifié:
La numérotation, les outils des opérateurs et les procédures de signalement peuvent changer. Vérifiez les démarches sensibles auprès de l’autorité officielle indiquée en lien.
Détails de l'article
Contenu éditorial révisé par NoCall avec un contexte pratique pour repérer les appels et messages suspects.
Vous avez reçu un appel suspect ?
Recherchez le numéro dans NoCall avant de partager des données, de rappeler ou de cliquer sur un lien.
Recherchez un numéro de téléphone ou un nom d'entreprise (Engie, Proximus et Orange...) pour vérifier s'il a été signalé comme spam.

